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Nous n'aimons pas les pervers et es pointeurs...

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Reims / Agression : Une passante attaquée par un délinquant sexuel

Hier à Reims, un homme a frappé et tenté d'agresser sexuellement une jeune femme croisée dans la rue. Il est ressorti libre du tribunal après avoir pris 6 mois ferme.

CROISER le chemin d'un agresseur sexuel est le scénario angoissant auquel ont songé au moins une fois toutes les femmes amenées à marcher seule la nuit dans les rues désertes. Hier à Reims, ce cauchemar est devenu réalité pour une jeune femme de 22 ans.
Elle rentrait chez elle, dans le quartier Zola à 2 heures du matin, lorsqu'un homme l'a abordée rue Lesage. Premières secondes d'un calvaire long de dix minutes. « Il m'a dit : « T'es bonne ! » Je l'ai repoussé en lui demandant de me laisser tranquille. Il m'a donné une gifle. Il m'a suivi. J'essayais de m'en débarrasser gentiment pour ne pas l'énerver. Je suis arrivée devant chez moi. J'ai voulu ouvrir la porte. Il m'a pris les clefs. Il m'a dit : « J'ai envie de te baiser ». J'ai répondu que je n'étais pas libre. Il m'a traitée de menteuse. Il m'a mis trois gifles. »
La victime a sorti son téléphone portable pour prévenir la police. Il lui a arraché des mains, l'a jeté contre un mur. « Il m'a dit : « J'ai un couteau sur moi, je peux te tuer. » Il a essayé de me toucher le sexe et les seins, sans y parvenir. J'ai voulu rejoindre le domicile de ma grand-mère. Il m'a rattrapée. Il s'est jeté sur moi. Il m'a serré le cou très fort. Je suffoquais. Je manquais d'oxygène. Il a tenté de m'embrasser. Il m'a relâchée. Il voulait juste parler avec moi, m'a-t-il dit. « Si tu ne parles pas, je te bute ! » Devant chez ma grand-mère. J'ai crié. Il a encore essayé de m'embrasser. Il m'a redonné les clefs puis il est parti en me disant « A bientôt, on se reverra ! »
Incompréhensible
Le signalement de l'agresseur était caractéristique : un Asiatique de très petite taille, tout ramassé. C'est ainsi que Maravi Yong, cuisinier de 22 ans, a été retrouvé place du Boulingrin. Il était alcoolisé (1,14 gramme). Il venait d'arroser avec des collègues la fin du service dans le restaurant japonais où il travaille. En garde à vue, il a nié la grande partie des faits, évoquant seulement une drague, « une tchatche un peu collante », avant de tout reconnaître lors de sa présentation au palais de justice.
Maravi Yong n'a pas su expliquer son comportement. « Il ne comprend pas ce qui lui est arrivé. Il n'arrive pas à savoir pourquoi il s'en est pris à cette jeune fille » explique l'avocate venue le défendre au titre de la permanence, Me Karoline Diallo. Il a une compagne, un enfant mais aussi un casier judiciaire : six condamnations, cependant aucune à caractère sexuel. Ses précédentes affaires concernaient des vols, des violences, des dégradations.
L'homme a été jugé hier après-midi en comparution immédiate.
Arrivé détenu, il est reparti libre. Le tribunal l'a condamné à deux ans de prison dont dix-huit mois assortis d'un sursis avec mise à l'épreuve comprenant l'obligation de suivre des soins psychiatriques et de ne plus rencontrer la victime. Les six mois ferme n'ont pas été mis à exécution, a expliqué le président, pour permettre au prévenu de garder son travail et de purger la peine sous un mode aménagé.
Dans les minutes qui ont suivi, le procureur de Reims a fait appel. Son parquet avait requis cinq ans de prison dont trois ferme avec mandat de dépôt.

Fabrice CURLIER



Article paru le : 30 mai 2009

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# Posté le mardi 09 juin 2009 12:53